Réédition des deux dictionnaires sur la musique française de Jean Saint-Arroman

Jean Saint-Arroman
Jean Saint-Arroman

Les éditions Slatkine-Reprints viennent de rééditer les deux dictionnaires indispensables de Jean Saint-Arroman sur la musique française :

  • L’interprétation de la musique française 1661-1789 (paru en 1983)
    Volume I – Initiation – 507 pages
  • L’interprétation de la musique française 1661-1789 (paru en 1988)
    Volume II – l’interprétation de la musique pour orgue – 644 pages

Au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, Département de Musique Ancienne, Jean Saint-Arroman a enseigné les éléments de style de la musique française des XVIIe et XVIIIe siècles (agrémentation, inégalités, phrasés, etc…). Il traite également de l’apport des ouvrages théoriques durant la même période.
Il dirige cinq collections pour Anne Fuzeau Productions : quatre collections de Fac-similés (La Musique Française Classique de 1650 à 1800 – Dominantes – Méthodes et Traités – Facsimusic) et la collection Mnémosis (livres sur l’histoire de la musique, des formes et des instruments).
Pour les collections de Fac-similés il a conçu plus de 250 études musicologiques, souvent en collaboration avec Philippe Lescat.
Jean Saint-Arroman a publié outre les deux dictionnaires cités plus haut, « La musique occidentale du Chant Grégorien à Bela Bartok », en collaboration de Philippe Lescat (Anne Fuzeau Productions, 1996).

 
 
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Prochaines inaugurations en Seine-et-Marne et en Savoie

 
 

Dimanche 26 mars 2017 – 17h – Lagny-sur-Marne (77) – Eglise Notre-Dame des Ardents

Orgue Gérald Cattin de Lagny sur Marne
Orgue Gérald Cattin de Lagny sur Marne.

 
 
 
Après deux tranches de travaux réalisés par le facteur d’orgues Gérald Cattin, Florence Rousseau, organiste titulaire à la cathédrale de Rennes, donnera un récital consacré à des oeuvres de Buxtehude, Bruhns, J-S. Bach, P. Second et Langlais.
Ces deux tranches concernaient la tuyauterie, une troisième tranche a venir apportera quelques modifications à la mécanique. Le grand orgue construit par le facteur Jacques Petit-Falaise et inauguré en 1981 a retrouvé la totalité de ses tuyaux.

 
 
 
 
 

Dimanche 9 avril 2017 – 17h30 – Aix-les-Bains (73) – Eglise Saint Swithun

Orgue de Saint Swithun - Aix les Bains restauré par M Jurine
Orgue de Saint Swithun – Aix les Bains restauré par M Jurine.

Jean-Baptiste Robin, organiste et compositeur, titulaire de l’orgue de la Chapelle Royale du Château de Versailles et professeur au Conservatoire de Versailles inaugurera l’instrument restauré avec des oeuvres de Rameau, Couperin, Bach, Widor et Duruflé.
Le premier orgue de Saint-Swithun a été construit en 1895 par le facteur d’orgues anglais « A.HUNTER and Son, Organ Builders » établi à Londres. Cet instrument de transmissions pneumatiques et de composition typiquement anglaise est resté en fonction jusqu’en 1983, soit quasiment un siècle. Le facteur d’orgues Jean DUNAND de Villeurbanne restaure l’instrument en 1983 ; le buffet et une partie de la tuyauterie sont réemployés. Des sommiers à registres et une traction entièrement mécanique sont fournis, le tout reposant sur une charpente métallique indépendante du buffet. Le nouvel orgue comprend 22 jeux répartis sur les deux claviers manuels de 56 notes et le pédalier de 30 notes.
En 2014, la Ville d’Aix-les-Bains lance une consultation pour la restauration de l’orgue. Le cahier des charges, établi en étroite concertation avec les « Amis de l’orgue de Saint-Swithun », prévoit une restructuration de la partie sonore et des équilibres entre les claviers et les différents jeux. C’est le devis de la manufacture SARL JURINE Michel qui est retenu. Des jeux neufs ont été construits avec la volonté de redonner à l’instrument une cohérence sonore dans la continuité de celle de son créateur d’origine ; c’est pourquoi, les tuyaux ont été harmonisés avec pavillon et entaille de timbre. Une clarabella en bois de Hunter, préservée dans son harmonie d’origine, a été placée au grand orgue avec les dessus postés à la manière d’un cornet. La trompette, également de Hunter, qui était affectée à la pédale, a retrouvé sa place au clavier de grand orgue avec des compléments neufs (26 tuyaux) en copie de facture Hunter. Le jeu de « Oboe », typique de la facture anglaise, se trouve au récit ; sa sonorité est très différente du Hautbois français. Le basson 16 de pédale est construit dans la continuité sonore du Oboe. Michel Jurine, Docteur en Musicologie, Facteur d’orgues.

 
 
 

Dimanche 30 Avril 2017 – 15h – Le Mée-sur-Seine (77) – Eglise Notre-Dame de la Nativité

Orgue de le Mée-sur-Seine restauré par B Dargassies
Orgue de le Mée-sur-Seine
restauré par B Dargassies.

 
 

Inauguration de l’orgue Henri Didier (1861-1918), facteur d’orgues à Epinal, qui vient d’être restauré par Bernard Dargassies.
Injouable depuis une vingtaine d’années, il sera inauguré par son titulaire Jean-Jacques Donze.
Un autre concert sera donné dans le cadre du « Jour de l’Orgue » le dimanche 14 mai à 15h par Emmanuel Hocdé « Grand Prix de Chartres » et la tribune sera ouverte aux organistes le samedi 24 juin après midi à l’occasion de la « Fête de la Musique ».

 
 
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12 mars 2017, 80è anniversaire de la mort de Charles-Marie Widor

 

Charles-Marie Widor, portrait d’un musicien par Anne-Isabelle de Parcevaux

  

Charles-Marie Widor
Charles-Marie Widor

Il y a tout juste 80 ans, le 12 mars 1937, s’éteignait à son domicile parisien Charles-Marie Widor. Tous les journaux firent l’écho de cette nouvelle. Une figure du monde musical disparaissait, dont l’aura nous échappe en partie aujourd’hui. Bien qu’en retrait depuis plusieurs années en raison de son grand âge et de sa santé chancelante, le rôle qu’il avait tenu dans la vie musicale parisienne était encore présent dans tous les esprits.

Organiste pendant près de soixante-quatre ans à Saint-Sulpice, professeur d’Orgue au Conservatoire de Paris pendant 6 ans, où il eut une influence considérable sur l’enseignement de l’orgue en France en le rationnalisant et le modernisant, puis professeur de Composition pendant 21 ans, il fut également un compositeur reconnu, auteur d’une œuvre de musique de chambre, d’orchestre, variée et de qualité, que des enregistrements récents permettent peu à peu de redécouvrir. Ses dix symphonies pour orgue, qui seules surnagent dans la mémoire collective, ne représentent que la partie émergée d’une œuvre bien plus vaste.

 
 
 

Madrid 1920 : Widor (au centre) au Musée national d’art moderne
Madrid 1920 : Widor (au centre) au Musée national d’art moderne

Comme Secrétaire Perpétuel de l’Académie de Beaux-Arts à l’Institut de France pendant 20 ans, Charles-Marie Widor travailla au rayonnement de l’art français au-delà des frontières, et, à travers l’art, à un renforcement de l’amitié entre les pays au sortir de la première guerre mondiale, mission presque diplomatique. Il fut ainsi à l’origine de la Casa Velazquez en Espagne, équivalent de la Villa Medicis à Rome, contribua à la fondation de la Maison de l’Institut de France à Londres en 1921, et du Conservatoire Américain de Fontainebleau la même année.
Sa renommée s’étendait à toute l’Europe. Il fut fait membre correspondant des Académies de Stockholm et de Bologne, de l’Académie royale de Belgique, de l’Académie Royale de Berlin, et reçut des distinctions et décorations de tous les pays d’Europe, Portugal, Belgique, Espagne, Pologne, et même de Russie où il se rendit deux fois à l’aube du XXème siècle.
Isidor Philipp, dans ses Souvenirs sur Charles-Marie Widor (in Le Passe-Temps, février 1945), nous dresse ce portrait de son ami : « La franchise de Widor était proverbiale. Comme Saint-Saëns il disait ce qu’il pensait – mais avec plus de douceur et de diplomatie. Son influence dans le monde de la Musique était considérable. A l’Académie, il fut un animateur étonnant et jamais secrétaire perpétuel n’avait été aussi respecté. Tous les honneurs dont il était titulaire n’éveillèrent en lui ni orgueil ni vanité. »

 
 

1921 : Visite de la reine de Roumanie à l’Institut de France en compagnie de Widor
1921 : Visite de la reine de Roumanie à l’Institut de France en compagnie de Widor

Il reçut des têtes couronnées à sa tribune de Saint-Sulpice : le roi d’Espagne Alphonse XIII, avec qui il s’était lié d’amitié, la reine Marie de Roumanie, le roi Edouard VII d’Angleterre.
Esprit curieux de tout, cultivé, aimable, raffiné, fin causeur, il se créa naturellement un réseau étendu de relations qui le conduisirent à entrer à l’Académie des Beaux-Arts en 1910, puis à en prendre la tête en 1914.

« Il connaissait chaque pierre du vieux Paris. Souvent nous faisions de longues promenades de Saint-Sulpice à Notre-Dame, suivant les quais, et allions de là à la Sainte Chapelle et à Saint-Séverin pour revenir au Luxembourg. Et c’étaient des souvenirs sur Voltaire et sur Rousseau, sur Grimm et sur Mozart. A Saint-Sulpice, il ne passait jamais devant les Delacroix sans s’écrier « Vraiment, c’est aussi beau que du Rubens » (Isidor Philipp, article cité)

Il avait été à bonne école très jeune, dès son arrivée à Paris : Cavaillé-Coll l’avait introduit dans les salons parisiens où il s’était fait connaître. Il y avait rencontré de grandes figures du monde musical, (Liszt, Rossini, Gounod, Saint-Saëns), mais aussi des mondes artistique (peintres et sculpteurs), culturel, politique et intellectuel, très étroitement imbriqués. Il fréquenta longtemps non loin de Saint-Sulpice les salons où gravitaient les membres de l’Institut, tout proche. Personnalités qu’il retrouvait régulièrement en diverses occasions.

 
 
 

1921 : Paris vers 1910 : Widor avec Busoni et I. Philipp au restaurant Foyot
Paris vers 1910 : Widor avec Busoni et I. Philipp au restaurant Foyot

« Le dimanche, après le service, on déjeunait chez Foyot, le célèbre restaurant en face du Sénat [aujourd’hui disparu]. Mais c’est chaque mercredi que l’on pouvait trouver à sa table des amis, Alexandre Dumas fils, spirituel, Forain ou Brunetière, méchants et haineux tous deux, Calvé et son ami Henri Cain, se chamaillant sans cesse, Jean de Reszké et sa femme, la belle comtesse de Mailly, Maupassant taciturne et triste, les peintres Carolus Duran et Humbert, des musiciens, Delibes, Gédalge et Henri Büsser, des sénateurs amis, et lorsqu’ils étaient à Paris, Busoni, Nikisch, Safonoff, Godowsky et Albert Schweitzer. » Isidor Philipp (article cité)

Son soutien était recherché, on lui demanda de préfacer de nombreux ouvrages. On le consultait pour certaines nominations.
Homme de sang-froid, qui vécut deux guerres, et vit sans se laisser troubler un éclat d’obus atterrir sur son bureau, il fut aussi un infatigable pèlerin, n’épargnant ni son temps ni son énergie lorsque la cause lui semblait en valoir la peine. La Casa Velasquez lui coûta de nombreuses nuits de sommeil.
Il se rendit à Rome avec Mutin pour soutenir le dernier grand projet de Cavaillé-Coll, un orgue fabuleux pour la basilique Saint-Pierre. Plusieurs fois amorcé puis abandonné, ce projet faramineux n’aboutit finalement pas.

 
 

Albert Schweitzer
Albert Schweitzer

 

Il contribua à faire libérer Albert Schweitzer, emprisonné pendant la première guerre mondiale car alsacien, le fit plus tard recevoir à l’Institut de France pour présenter son œuvre de Lambaréné, et intercéda en sa faveur pour lui faire obtenir la légion d’honneur (que ce dernier refusa).

A plus de 90 ans, il n’hésitait pas à fonder encore des associations pour récolter des dons en faveur d’orgues en péril.
 
 
 

Dédicace « à son ami Honegger » Juin 1933
Dédicace « à son ami Honegger » Juin 1933

On imagine sans peine le sérieux et la gravité que supposent les fonctions importantes qu’occupa Charles-Marie Widor tout au long de sa vie. Et l’air sévère que nous livrent les photos qui sont parvenues jusqu’à nous semblerait confirmer ce trait. Mais ce n’était qu’une apparence trompeuse, qui cachait en réalité une personnalité au contact avenant, chaleureux, à l’esprit parfois plein de malice, et jamais à court de repartie. Les anecdotes, réelles ou supposées, abondent à ce sujet.

« Il assistait à une répétition d’une de ses pièces à l’opéra. Un de ses chanteurs, le baryton Rouart vint à lui et lui demanda : « Etes-vous content, mon cher maître ? Alors, Widor, doucement : « je n’aurais pas mieux chanté que vous. » (anonyme)

« Je le voyais aussi souvent que je pouvais. « Ne m’abandonnez pas, me dit-il. Dieu m’a oublié ! Serai-je comme Léon XIII à qui le cardinal Rampolla disait : « vous irez jusqu’à cent ans, Sainteté », et à qui le pape répondit : « pas de limitations, mon fils, pas de limitations ! » « Tout de même, ajouta Widor, il ne faut rien exagérer… » (Isidor Philipp, article cité)

 

Premier musicien disparu en 1937, premier d’une funèbre liste qui comptera Ravel, Roussel, Vierne, Gershwin, Mel Bonis et Pierné, Charles-Marie Widor est sans doute celui qui reste encore le plus à redécouvrir…

 
 
 
 

Anne-Isabelle de Parcevaux est organiste titulaire-adjointe du grand orgue de la cathédrale de Versailles. Après un Prix de Perfectionnement dans la classe d’orgue d’Eric Lebrun au Conservatoire de Saint-Maur-des-Fossés elle obtient un Master d’Ecriture au CNSM de Paris (prix d’harmonie, contrepoint et fugue). Egalement diplômée d’histoire à la Sorbonne, elle est l’auteur d’une biographie de Charles-Marie Widor, parue aux éditions Bleu Nuit en mai 2015.

 

Orgue en France remercie tout particulièrement Anne-Isabelle de Parcevaux pour son article.

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Paris – CNSMDP – 20 & 21 mars 2017 : Journées Gilbert Amy

Gilbert Amy, le temps du souffle
Gilbert Amy, le temps du souffle

 

À l’occasion de son 80e anniversaire, les Conservatoires de Paris et Lyon rendent hommage au compositeur à qui l’orgue doit ses « Sept bagatelles » et à l’interprète, 
à ses multiples engagements 
dans les domaine de la pédagogie et de la création.

Ces journées seront organisées autour de classes de maître, conférences, exposition, table ronde, concerts avec la participation de Gilbert Amy, Florent Boffard, Marie-Josèphe Jude, Frank Langlois et des organistes Michel Bourcier, Michel Bouvard, François Espinasse, Thomas Lacôte, Olivier Latry, Franck Vaudray…
 
Entrée libre sans réservation – CNSMDP 209 avenue Jean-Jaurès – 75019 Paris

Détails sur ces deux journées :
http://www.conservatoiredeparis.fr/

 

A LIRE : Gilbert Amy, le temps du souffle, textes et essais sur la musique, coordination Michel Pierre aux éditions Symétrie
Le livre est complété par un film/DVD
https://symetrie.com/fr/titres/gilbert-amy-le-temps-du-souffle
 
 
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Paris – Mars 2017 : D’un Cavaillé-Coll à l’autre, du Temple de Pentemont à l’église Saint-Sulpice

Orgue du Temple de Pentemont
Orgue du Temple de Pentemont

 

Lundi 6 mars – 20h30 – Temple de Pentemont

L’orgue Cavaillé-Coll de 1846 du Temple de Pentemont a été profondément restauré et agrandi en 2014 par la manufacture Yves Fossaert. Plusieurs concerts ont déjà été donnés depuis son inauguration mais aucun n’a présenté l’instrument lui-même. Isabelle Sebah, l’une des titulaires de l’instrument donnera le lundi 6 mars à 20h30, une conférence-concert retransmise sur grand écran. La partie conférence sera prétexte aussi à des analyses musicologiques des pièces du concert et des explications sur la facture d’orgues en général ainsi que la visite des entrailles de l’orgue en vidéo inclus. Au programme des oeuvres de Bach, Mendelssohn, Vierne et Duruflé. Un édifice parisien splendide à découvrir en plus de son orgue dans son étonnant buffet de Baltard.

Entrée libre et temple chauffé : 106 rue de Grenelle, Paris 7ème – Métro Rue du Bac ou Solférino

 
 
 

Jean-Jacques Grunenwald aux claviers de Saint-Sulpice
Jean-Jacques Grunenwald aux claviers de Saint-Sulpice

Dimanche 26 mars – 16h00 – Eglise Saint-Sulpice – Premier concert de la saison 2017

Organisée par l’AROSS, la saison 2017 des concerts de Saint-Sulpice s’ouvrira le dimanche 26 mars à 16h00 avec un récital de Matthieu de Miguel, titulaire du grand orgue de Notre-Dame de la Dalbade à Toulouse dans un programme Bach, Liszt, Karg-Elert, Grunenwald, Bridge, Widor et Fleury. Les autres concerts seront donnés par Vincent Warnier, Vincent Dubois, les titulaires des lieux Daniel Roth et Sophie-Véronique Cauchefer-Choplin, Yann Liorzou, Helmut Deutsch, Vincent Genvrin, François Ménissier plus la participation d’ensemble vocaux. Un concert célébrera le bicentenaire de la naissance de Lefébure-Wély.

Entrée libre, libre participation au frais

Toute la programmation de la saison 2017 sur : http://stsulpice.com/Docs/concerts

 
 
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Paris : Samedi 4 mars 2017 – Pédagogie au CRR : Vers une pédagogie collective de l’orgue

Orgue Grenzing du CRR de Paris
Orgue Grenzing du CRR de Paris

 
 

A l’initiative de l’ARIAM Ile-de-France, Philippe Brandeis, professeur d’orgue au CRR de Cergy-Pontoise et directeur des études musicales et de la recherche au CNSMD de Paris, dirigera une journée atelier en partenariat avec le CRR de Paris.

Il mettra en situation des groupes d’élèves de différents niveaux pour permettre aux participants d’expérimenter et de mettre en commun des propositions et solutions pédagogiques.

Renseignements : CRR de Paris

 
 
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Paris : l’Oratoire du Louvre recrute deux organistes titulaires

Orgue de l'Oratoire du Louvre
Orgue de l’Oratoire du Louvre

C’est à cette tribune que se sont illustrées deux grandes personnalités, Marie-Louise Girod de 1941 à 2008, décédée en 2014 et Henriette Puig-Roget de 1933 à 1979.

L’Oratoire dispose d’un grand orgue de tribune de la manufacture Gonzalez en remplacement d’un orgue de Merklin de 1899. Inauguré en janvier 1962 par Henriette Puig-Roget, Marie-Louise Girod, Alexandre Cellier et Marcel Dupré, il comprend 67 jeux sur 3 claviers.

Par ailleurs, en 2014, a été installé dans le choeur, le petit orgue personnel de Marie-Louise Girod, un instrument d’Alfred Kern.

Toutes les informations sur le concours de recrutement : Oratoire du Louvre – recrutement (mars 2017)

L’histoire des orgues de l’Oratoire du Louvre : Oratoire du Louvre – orgues

 
 
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Du 9 au 13 juillet 2017 – Une route des orgues en Cornouaille bretonne

Orgue Dupont de l’Abbaye de Kergonan
Orgue Dupont de l’Abbaye de Kergonan. Cliquer pour agrandir

 
 

A l’initiative de la Fédération Francophone des Amis de l’Orgue (FFAO), se déroulera du 9 au 13 juillet 2017 une route des orgues en Cornouaille bretonne qui mènera les curieux de Quimper à St Pol de Léon en passant par Morlaix, Ploujean, Pleyben, Loctudy, Crozon, Ergué-Gabéric, Carnac, Lorient, Le Folgoët… et Plouarnel à l’Abbaye Ste Anne de Kergonan afin d’entendre le tout nouvel orgue de Jean-François Dupont inauguré en septembre dernier.

A ce jour, le nom des récitalistes n’est pas communiqué par la FFAO.

 
Renseignements sur le site de la FFAO : ffao.com/routes.php

 
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Paris : L’orgue historique de la Sorbonne attend désespérément sa restauration

Le journal LE PARISIEN publiait le 5 février 2017 ce très intéressant article qu’Orgue en France reprend intégralement.

Orgue de la Sorbonne
Orgue de la Sorbonne – buffet
photo LP/ES – Cliquer pour agrandir

Voilà près d’un siècle, les musicologues s’émouvaient déjà de la nécessité d’une « remise en état sans concession ». Il y a 17 ans, l’instrument et sa sauvegarde furent même le sujet exclusif d’un colloque. Et depuis au moins autant d’années, une poignée d’amoureux du patrimoine, de la musique et de la « tuyauterie » muette de l’orgue de la chapelle de la Sorbonne (Paris V°), tente désespérément d’obtenir sa restauration.
A la tête de « S.O.S. », un acronyme aussi bon qu’un slogan pour son association « Sauvegarde de l’Orgue de la Sorbonne », Pierre Dubois reste tenace et optimiste : 2017 sera peut-être l’année de la chance. L’ancien professeur d’université rêve du jour où il fera voler ses mains d’organiste chevronné sur les trois claviers du magistral « orgue Dallery » de 1825. Un instrument unique à Paris, classé Monument historique, et pourtant négligé, désormais « injouable en l’état, mais quasiment non altéré », souligne le spécialiste. « Il a perdu 50 % de sa tuyauterie mais sa restauration est tout à fait possible, car la structure, la soufflerie, la mécanique, tous les éléments importants sont présents, et les tuyaux manquants peuvent être rigoureusement fabriqués à l’identique».

 

Orgue de la Sorbonne
Orgue de la Sorbonne – console
photo LP/ES – Cliquer pour agrandir

Muet depuis la démission du dernier organiste de la chapelle, il y a près de 160 ans, posé sur une « tribune » de maçonnerie trop friable pour s’y risquer, l’orgue monumental attend toujours « la » décision politique qui déclenchera le processus. Ministère de la Culture, Chancellerie des universités, Rectorat, Université de la Sorbonne, Mairie de Paris… La « patate chaude » rebondit de sous-mains en sous-mains. La Ville avait bien commandé une étude technique, dans les années 2000, et la Commission des Monuments historiques s’est prononcée en 2009 en faveur « d’une restauration à l’identique » de l’instrument. Et puis rien.
La restauration nécessiterait 400 à 500 000 €. « Le problème est qu’il faudra aussi restaurer la chapelle, dont seule la toiture a été refaite pour parer au plus pressé. D’ailleurs on ne peut même plus accéder à l’orgue autrement que par le toit, car son escalier est démoli ! », précisent Pierre Dubois et Jean-Michel Olive, trésorier de l’association.
L’opiniâtre tandem attend donc beaucoup de la rencontre prévue avec le premier adjoint Bruno Julliard (PS), avant la fin du mois à la mairie de Paris. Ils iront en caressant l’idée « d’une grande collecte nationale ou d’une souscription. Mais ce serait vain si l’on n’a pas l’engagement du propriétaire ». La Ville de Paris.

 

L’orgue et la chapelle restaurés pourraient profiter au public.
Avec 12 000 personnes en moyenne accueillies à chaque « journée du patrimoine », seule occasion pour la chapelle de la Sorbonne de s’entrouvrir au public, combien pourraient profiter pleinement du lieu, après restauration ? « Ce fut long, mais il semble qu’il y ait une prise de conscience du fait que restaurer cet orgue peut aussi développer l’image de la Sorbonne », veut croire Pierre Dubois.
L’orgue restauré pourrait « servir d’instrument de travail aux élèves musiciens ». C’est ce qu’il fait à Souvigny (Allier), petite ville connue pour son festival de musique baroque, et dont il est l’organiste attitré. « Dans la mesure où la chapelle de la Sorbonne n’est liée à aucun culte, aucune cérémonie religieuse ne s’y déroule jamais, elle peut donc avoir ce rôle d’ouverture, redonner vie au lieu et à l’instrument », suggère le musicien.

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Activité des facteurs d’orgues en ce début d’année 2017

Erwitte-Allemagne
Erwitte-Allemagne
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  • La manufacture d’orgues Bernard Aubertin (Courtefontaine – Doubs), après l’inauguration d’un orgue neuf construit à Erwitte en Allemagne
    (3 claviers, 38 jeux), construit actuellement un grand-orgue de 2 claviers 26 jeux pour l’Université de Newcastle en Grande-Bretagne.

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    Pfaffenheim
    Pfaffenheim
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  • Hubert Brayé (Mortzwiller – Haut-Rhin) travaille actuellement au relevage de l’orgue Jaquot-Jeanpierre de l’église Saint Prix de Saulxures-sur-Moselotte dans les Vosges (1869, 2 claviers, 11 jeux) et restaure l’instrument de François Callinet construit vers 1815 pour la chapelle du pèlerinage Notre-Dame du Schauenberg à Pfaffenheim dans le Haut-Rhin, démonté en 1965 et classé Monument-Historique en 2016.
    Une intéressante petite vidéo sur Youtube présente la chapelle et l’instrument démonté : Notre-Dame du Schauenberg

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    Royan
    Royan
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  • Béthines-les-orgues (Béthines – Vienne), la manufacture dirigée par Jean-Baptiste Boisseau (petit-fils de Robert Boisseau) et Jean-Marie Gaborit restaure le grand-orgue de Robert Boisseau de Notre-Dame de Royan en Charente-Maritime. Inauguré en 1964 avec 24 jeux, il sera terminé en 1984 et en comptera 47. Achevée en 1958 et entièrement construite en béton brut, l’église vient de subir un vaste programme de travaux commencé en 2013. L’église en 1988 et le grand-orgue en 2006 sont classés Monuments-Historiques. Son titulaire, Jacques Dussouil, nommé en 1966 et décédé en 2016 ne retrouvera malheureusement pas les claviers restaurés de son orgue. L’atelier collabore par ailleurs avec le facteur d’orgues belge Thomas à la construction d’un grand orgue pour l’église Saint-Justin de Levallois en Ile-de-France.

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    Cattiaux -Le Pouliguen (en atelier)
    Le Pouliguen
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  • La manufacture de Bertrand Cattiaux (Liourdres – Corrèze), peaufine toutes voiles dehors, un grand orgue au buffet original pour l’église Saint-Nicolas du Pouliguen, proche de la Baule en Loire-Atlantique (3 claviers, 32 jeux et 42 registres). « Il y avait une volonté dans la demande de la maîtrise d’ouvrage de faire une création contemporaine au niveau esthétique. Nous sommes partis sur l’idée de la mer et la création évoque les bateaux » explique Bertrand Cattiaux. L’orgue arrivera au Pouliguen fin mars 2017. Un deuxième instrument est en cours de construction en atelier pour la cathédrale de Basse-Terre en Guadeloupe (3 claviers, 24 jeux et 29 registres).

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    Mons - Belgique
    Mons – Belgique
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  • L’atelier de Jean-Baptiste Gaupillat (Noviant-aux-Près – Meurthe-et-Moselle), après l’inauguration en 2016 de l’orgue historique de Saint-Nicolas de Mons en Belgique (Ermel 1792, Lorret-Vermeerch 1860, Schyven 1881, 3 claviers, 40 jeux), restauré en association avec le facteur Laurent Plet, a relevé et réharmonisé l’orgue du transept de la cathédrale de Metz (Haerpfer-Erman 1970, 2 claviers, 27 jeux). Il assure actuellement le relevage de l’orgue de choeur de la même cathédrale (Cavaillé-Coll 1862, Haerpfer, 2 claviers, 30 jeux) et, en sous-traitance toujours pour Laurent Plet, travaille sur la partie électrique de l’orgue Schyven de Saint-Nicolas de Bruxelles.

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    Sainte Croix
    Sainte Croix
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  • Jean-Christian Guerrier (Willer – Haut-Rhin), après avoir terminé en 2016 la reconstruction de l’orgue Silbermann de Balbronn dans le Bas-Rhin et les restaurations du Cavaillé-Coll de Plainfaing dans les Vosges (2 claviers 14 jeux) inauguré en 1900 par Eugène Gigout et l’orgue Dalstein-Haerpfer de Novéant en Moselle inauguré en septembre 2016 par Daniel Roth, il travaille actuellement sur la restauration de l’orgue des frères Callinet de Sainte-Croix-en-Plaine dans le Haut-Rhin et prochainement sur la construction d’un orgue neuf pour l’église Saint-Louis de Vecoux dans les Vosges à partir d’éléments de l’orgue actuel de Gehin, facteur local, datant de 1867.

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    St Genis-Laval
    St Genis-Laval
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  • Michel Jurine (Rontalon – Rhône) termine les restaurations des orgues, du Centre culturel Saint-Swithun d’Aix-les-Bains en Savoie (ancienne église anglicane, Hunter and Son, Londres 1896) dont l’inauguration aura lieu en avril, de l’église Saint-Jean d’Ambert dans le Puy-de-Dôme (Joseph Merklin de 1879) pour une inauguration en août, et de l’orgue de l’église Saint-André-le-Bas à Vienne (Merklin-Schütze de 1860 installé en 1912). Parallèlement, sont en chantier les restaurations de l’orgue Dunand des Frères Maristes de Saint-Genis-Laval proche de Lyon (3 claviers, 40 jeux) et du petit orgue Beaucourt-Voegeli, facteurs à Lyon, classé Monument-Historique, de l’église de Terrenoire à Saint-Etienne (2 claviers, 9 jeux). Un orgue neuf en construction pour la Corée du Sud pour la crypte de la cathédrale de Daegou. Ce sera le 2è orgue Français construit par la manufacture en Corée après celui de l’Université Sungkonghoe de Séoul en 2014. Enfin il faut citer pour les marchés récemment signés, le relevage de l’orgue de l’église Saint-Irénée de Lyon, la première tranche de la restauration de l’orgue de la basilique de Fourvière à Lyon et deux chantiers en Suisse à Chêne-Bourg et Territet.

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    Charleville
    Charleville
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  • La manufacture Koenig (Sarre-Union – Bas-Rhin) construit actuellement un instrument de style classique français de 20 jeux pour l’église des Capucins (Kapuzinerkirche) à Vienne en Autriche et dont l’inauguration est prévue pour le 1er octobre 2017. Cette célèbre église de Vienne est la nécropole des Habsbourg. Deux inaugurations dans l’année suite aux relevages du grand-orgue de la basilique de Charleville-Mézières dans les Ardennes (Yves Koenig 1997, 3 claviers, 40 jeux) et de grand-orgue de l’abbatiale Notre-Dame de Beaugency dans le Loiret (Stoltz 1862, Koenig 1976, 4 claviers, 35 jeux).

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    Moscou
    Moscou
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  • Le facteur Denis Lacorre (Carquefou – Loire-Atlantique), après avoir travaillé à la restauration du célèbre Mutin-Cavaillé-Coll de la grande salle du Conservatoire de Moscou en collaboration avec la manufacture autrichienne Rieger et inauguré le 15 janvier dernier par Michel Bouvard, est pour l’instant occupé par un important relevage du grand-orgue de Notre-Dame d’Auteuil à Paris (Cavaillé-Coll, Gloton, 3 claviers, 53 jeux) et par l’installation d’un grand-orgue neuf d’esthétique néo-classique (3 claviers, 39 jeux) dans l’église Saint-Louis de Vincennes en Ile-de-France, église classée Monument-Historique et témoin de l’art sacré des années 20/30. Les manifestations d’inauguration se dérouleront en mai et juin 2017.

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    Nîmes
    Nîmes
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  • La manufacture Muhleisen (Eschau – Bas Rhin), dirigée par Patrick Armand, procède actuellement au relevage du grand orgue de la cathédrale de Nîmes reconstruit par Alfred Kern entre 1974 et 1982 (Gaspard & Eustache, D. Cavaillé-Coll, Daublaine & Callinet, Pujet, M. Merklin, Kern, 4 claviers 51 jeux) et au relevage et à la modernisation du grand-orgue de l’église Saint-Pierre-le-Vieux de Strasbourg (Roethinger de 1960, 4 claviers, 55 jeux).

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    Grenoble
    Grenoble
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  • Le facteur Jacques Nonnet (Bernin – Isère), successeur de la manufacture Orgues Giroud, restaure en collaboration avec Laurent Plet le grand orgue de la cathédrale du Mans (Bert 1535, Claude, Chéron, Beuchet, Danion-Gonzalez 1974, 4 claviers, 64 jeux), procède au relevage du grand-orgue de l’église Saint-André de Grenoble (Anneessens 1898 – Ruche 1943, 3 claviers, 42 jeux) et vient d’attaquer la première tranche de travaux de restauration du grand-orgue Nicolas-Antoine Lété de 1845 de l’abbatiale de Nantua dans l’Ain (3 claviers, 42 jeux).

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    Liesse
    Liesse
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  • L’atelier de Laurent Plet (Troyes – Aube), en collaboration avec le facteur Jacques Nonnet, restaure le grand orgue de la cathédrale du Mans (Bert 1535, Claude, Chéron, Beuchet, Danion-Gonzalez 1974, 4 claviers, 64 jeux). Parallèlement, il restaure le grand-orgue de la basilique de Liesse dans l’Aisne (Merklin 1864, 2 claviers, 20 jeux), l’orgue Schyven de 1957 de Saint-Nicolas de Bruxelles (3 claviers, 43 jeux) avec le concours de Jean-Baptiste Gaupillat ainsi que l’orgue de Saint-Rémy de Troyes (Gadault 1853, 2 claviers, 12 jeux).

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    Fréjus
    Fréjus
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  • Pascal Quoirin (Saint-Didier – Vaucluse) travaille actuellement, à la restauration du célèbre grand-orgue de Jean-Esprit Isnard de Saint-Maximin-la-Saint-Baume dans le Var (1974, 4 claviers, 43 jeux) pour une inauguration prévue en août 2017, à la fin de la construction d’un orgue neuf pour l’ancienne cathédrale d’Orange (3 claviers, 34 jeux) dont l’instrument est terminé mais le montage retardé en raison de réfections de peintures murales dans l’environnement de l’instrument, à la construction d’un orgue neuf pour le récent et très beau Conservatoire du 17è arrondissement de Paris, au relevage de l’orgue de la cathédrale de Fréjus (3 claviers, 35 jeux) construit par la manufacture en 1990 ainsi qu’à celui de l’orgue de Saint Agricol en Avignon (Barker & Verschneider 1862, 3 claviers, 29 jeux). Enfin la restauration et la reconstitution de l’orgue Walcker de la collégiale de Neuchâtel en Suisse (3 claviers, 45 jeux) pour une fin des travaux prévue en 2022.

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    Levallois
    Levallois
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  • Le facteur belge Thomas, en collaboration avec l’atelier Béthines-les-orgues, construit actuellement un grand orgue neuf d’esthétique romantique rhénane pour l’église Saint-Justin de Levallois en Ile-de-France (3 claviers 29 jeux). L’instrument aura, entre autres, vocation pédagogique pour le Conservatoire dont le professeur d’orgue et de clavecin est Benjamin Steens.

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    Carcassonne
    Carcassonne
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  • La Manufacture Bretonne d’Orgues de Nicolas Toussaint (Nantes – Loire-Atlantique), après l’inauguration de l’orgue de Notre-Dame de Nantilly de Saumur dans le Maine-et-Loire en novembre 2016, travaille sur le grand-orgue de la cathédrale Saint-Michel de Carcassonne dans l’Aude, suite à une inondation dans l’instrument et le ré-harmonise.

 
 
 
 
 
 
En attente d’éléments communiqués par d’autres facteurs d’orgues et qui feront l’objet d’une information ultérieure.
 
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