2017 : 80 ans de la mort de Louis Vierne

Louis Vierne à la console de Notre Dame de Paris
Louis Vierne à la console de Notre Dame de Paris
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Le 2 juin 1937, lors du dernier concert officiel de Louis Vierne à Notre Dame de Paris, celui-ci décédera aux claviers de son orgue à l’issue du concert. Vierne n’avait que 67 ans mais c’était un homme usé et fatigué.
Non seulement Vierne marquera la tribune de Notre Dame de Paris mais aussi la littérature de son instrument.
« Je n’ai eu qu’un seul but, émouvoir » écrira celui qui, malvoyant, connaissait parfaitement les volumes et les contours de sa cathédrale et qui nous a laissé cette oeuvre d’orgue importante dont aucune pièce ne comporte de titre religieux (sauf une Messe brève pour orgue et Requiem æternam dans les Pièces de fantaisie).

Ce qui est moins connu chez Vierne c’est sa musique instrumentale, sa musique de chambre avec son admirable Quintette pour piano et cordes de 1918, sa Sonate pour violoncelle et piano et celle pour violon et piano, sa musique pour piano, ses mélodies ou encore sa Symphonie en la mineur tellement influencée par la Symphonie en ré de son maître César Franck.
Comme tous les anniversaires, celui-ci est bienvenu et permet à certains éditeurs discographiques de publier de nouveaux enregistrements et d’autres d’en ré-éditer.
Il faut saluer les récents enregistrements HORTUS consacrés à Vierne avec trois CD : « Clair obscur », « Ombres et lumières », « Louis Vierne, seul… » et les ré-éditions par SOLSTICE des Six Symphonies pour orgue par Pierre Labric aux grandes orgues de Saint-Sernin de Toulouse ou encore la même intégrale mais par Pierre Cochereau à Notre Dame de Paris.

La revue « Orgues Nouvelles » par ailleurs dans son dernier numéro « Hiver 2017 N° 35 » consacre un important dossier à Vierne avec différents articles, dossier réalisé par l’organiste Franck Besingrand.
Important de signaler aussi toute l’édition critique complète de l’oeuvre d’orgue et de piano de Vierne chez Bärenreiter en 14 volumes pour l’orgue et 3 pour le piano, collection dirigée par l’organiste Helga Schauerte.

A lire aussi :
– aux éditions bleu nuit, le « Louis Vierne » de Franck Besingrand
– à trouver d’occasion sur internet le « Louis Vierne » de Bernard Gavoty
– aux éditions Symétries, « Mes Souvenirs » et « Journal » édités à l’origine par la Revue des Amis de l’Orgue.

 
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